Au Portugal : la mobilisation des jeunes contre la crise du logement prend de l’ampleur
La contestation contre la crise du logement gagne du terrain au Portugal. À Lisbonne, Porto et dans d’autres villes, des dizaines de manifestants ont installé des campements pour dénoncer les difficultés d’accès au logement. Malgré les avertissements de la police, ils restent déterminés à poursuivre leur mobilisation.
Sur la place Dom Pedro IV, également connue sous le nom de Rossio, au cœur de Lisbonne, des manifestants campent depuis plusieurs nuits. À Porto, environ 50 tentes abritaient encore 80 personnes lundi matin, selon l’hebdomadaire Expresso.
Les protestataires réclament notamment davantage de logements publics et le retrait d’une réforme qui faciliterait, entre autres, les expulsions. Organisés en assemblées populaires, ils se répartissent les tâches quotidiennes pour maintenir les campements. Le mouvement s’étend également à Faro et à Funchal.
La mobilisation se poursuit malgré les avertissements des forces de l’ordre, qui considèrent les rassemblements après 0 h 30 comme illégaux. À Porto, une intervention policière dans la nuit de mercredi à jeudi aurait fait 39 blessés. Des tentes ont toutefois été réinstallées par la suite.
Face à la persistance de la crise, certains manifestants appellent déjà à une « grève générale ibérique » le 11 novembre. Ils souhaitent ainsi rejoindre la dynamique de contestation observée en Espagne, où les mobilisations en faveur du logement se poursuivent également.
La réaction du gouvernement portugais suscite par ailleurs des critiques dans la presse locale.
Au cœur de cette mobilisation se trouvent les difficultés croissantes rencontrées par les jeunes pour accéder à un logement, dans un contexte de hausse des coûts et de demande accrue de logements