Journée de la santé mentale : briser les préjugés pour encourager la demande d’aide
Derrière un sourire, une personne peut parfois cacher une souffrance que personne ne soupçonne. À Maurice, parler de santé mentale reste difficile pour certains, malgré les efforts de sensibilisation et une prise de conscience grandissante. À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, observée ce 10 octobre, la question des préjugés et des obstacles à la demande d’aide reste au cœur des préoccupations.
Pour la psychothérapeute Virginie Saramandif, la peur du jugement demeure un frein important. Certaines personnes craignent d’être considérées comme faibles ou d’être étiquetées en raison de leurs difficultés. D’autres redoutent le regard de leur famille ou de leurs collègues. À cela s’ajoutent le coût des consultations et le manque d’informations sur les services disponibles.
Mais comment mieux accompagner une personne en difficulté ? Pour la psychothérapeute, le soutien commence souvent par un geste simple : savoir écouter sans juger ni minimiser la souffrance de l’autre.
Virginie Saramandif rappelle enfin qu’il ne faut pas attendre d’être au bout de ses forces pour demander de l’aide.