Prévisions du FMI : la croissance mondiale remonte à 3,1 % en 2026, tandis que Maurice ralentit à 2,7 %

Publié le : 16 October 2026 à 07:48

L’économie mondiale devrait progresser de 3,1 % en 2026, tandis que la prévision de croissance pour Maurice est revue à la baisse, à 2,7 %. C’est ce qui ressort des dernières projections du Fonds monétaire international (FMI), dévoilées mardi 13 octobre à Bangkok, en marge des réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale. Si les investissements dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle soutiennent l’activité mondiale, les tensions au Moyen-Orient et la flambée des prix de l’énergie continuent de peser sur les perspectives économiques.

À l’échelle mondiale, le FMI relève légèrement sa prévision de croissance, qui passe de 3 % en juillet à 3,1 % pour 2026. Cette progression reste toutefois en retrait par rapport aux 3,5 % enregistrés en 2025. Pour 2027, l’institution maintient sa prévision à 3,4 %. Elle met néanmoins en garde contre les risques croissants qui pèsent sur cette résilience, notamment l’endettement et les difficultés auxquelles sont confrontées plusieurs économies.

Pour Maurice, le ralentissement devrait être plus marqué. Le FMI ramène sa prévision de croissance à 2,7 % en 2026, contre 2,8 % dans ses estimations de juillet, après une croissance de 3,2 % en 2025. Cette révision intervient dans un contexte international incertain, marqué par les tensions géopolitiques ainsi que par la hausse des prix des hydrocarbures et des produits alimentaires.

En juillet déjà, le Fonds avait relevé un affaiblissement des conditions macroéconomiques à Maurice, malgré la résilience de l’activité et la contribution du secteur des services, notamment des services financiers.

Autre indicateur préoccupant, l’inflation devrait également repartir à la hausse. Après s’être établie à 3,7 % en 2025, elle devrait atteindre 4,7 % en 2026, avant de redescendre à 4,1 % en 2027, selon les projections du FMI.

À l’échelle mondiale, les investissements dans l’intelligence artificielle continuent de soutenir certaines économies avancées ainsi que des pays fournisseurs de matériel technologique. Cette dynamique ne profite toutefois pas à toutes les économies de la même manière. Les pays émergents et les importateurs d’énergie restent particulièrement vulnérables à la flambée des coûts énergétiques. Le FMI souligne ainsi que, malgré une croissance mondiale qui résiste, les risques s’orientent davantage à la baisse.