Réforme de la pension : « Means testing out », mais quel avenir pour la pension ?... «le flou demeure. Le gouvernement doit clarifier sa position », soutient le syndicaliste Narendranath Gopee
La réforme des pensions continue de semer le doute. Après l’annonce du gel du « means testing » lundi, le Premier ministre Navin Ramgoolam a affirmé, hier au Parlement, que cette mesure était désormais « out ». Mais pour Narendranath Gopee, président de la National Trade Union Confederation (NTUC), cette déclaration ne suffit pas.
Selon lui, une ambiguïté demeure : le gouvernement compte-t-il rétablir la pension de vieillesse universelle à partir de 60 ans, ou maintenir la réforme prévoyant un relèvement progressif de l’âge d’éligibilité jusqu’à 65 ans ? Pour la NTUC, cette clarification est essentielle, car elle concerne non seulement les personnes âgées, mais aussi les générations à venir.
Narendranath Gopee estime que les aînés ne doivent pas payer les conséquences des choix budgétaires du gouvernement. Il affirme que le troisième âge ne peut être appelé à remplir seul les caisses de l’État.
Face à ces incertitudes, plusieurs syndicats ont mis en place une plateforme commune. Une manifestation pacifique est prévue devant l’Assemblée nationale, le lundi 29 juin, à partir de midi. Objectif : maintenir la pression sur le gouvernement et défendre le principe d’une pension de vieillesse universelle.
Pour la NTUC, le retrait du « means testing » ne clôt donc pas le dossier. Les syndicats réclament une position claire du gouvernement sur l’âge d’éligibilité et sur l’avenir du caractère universel de la pension.