Crise énergétique : le blocage du détroit d'Ormuz plonge le Qatar dans un déficit record de 5 milliards d'euros

Publié le : 10 September 2026 à 12:05
Par La Redaction

Pris à la gorge par le verrouillage du détroit d'Ormuz, le Qatar vacille. L'émirat enregistre un gouffre budgétaire abyssal de 21,2 milliards de riyals — environ cinq milliards d'euros — pour le seul deuxième trimestre de 2026. Un choc financier d'une violence rare, qui représente un déficit doublé en l'espace de trois mois, selon les chiffres officialisés par le ministère des Finances.

Cette hémorragie trouve sa source directe dans la paralysie totale du trafic maritime. Bloqués par la fermeture d'Ormuz, les méthaniers restent à quai, contraignant les acheteurs internationaux à annuler en cascade leurs approvisionnements. La chute est brutale : alors que Doha avait affrété 500 navires l'an dernier, seuls 18 spécimens ont pu prendre la mer au cours du premier semestre 2026. Résultat, la facture s'élève déjà à sept milliards d'euros de pertes depuis janvier, pulvérisant allègrement les prévisions négatives fixées pour l'ensemble de l'année.

Un séisme pour une économie ultra-dépendante, où les hydrocarbures — et le gaz en tête — alimentent 78 % des caisses publiques. Face à cette situation d'urgence, l'exécutif lance une traque drastique aux dépenses superflues, tout en épargnant pour l'instant les rémunérations de la fonction publique et les grands chantiers d'investissement.