Maurice face à une menace de Rs 100 milliards ? Bhadain saisit Ramgoolam en urgence
Une réclamation potentielle de 1,6 milliard d’euros, soit plus de Rs 100 milliards selon ses estimations, pourrait peser sur l’État mauricien. Face à ce qu’il présente comme un risque financier majeur aux ramifications internationales, le leader du Reform Party, Roshi Bhadain, a sollicité une rencontre urgente avec le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam.
La rencontre s’est tenue hier. Sollicité par Top FM pour une réaction, Roshi Bhadain a tenu à préciser que sa démarche n’avait, selon lui, « rien de politique ». Il affirme avoir demandé à rencontrer personnellement le chef du gouvernement en tant que patriote préoccupé par la situation, afin de lui transmettre des informations qu’il considère suffisamment graves pour justifier une intervention au plus haut niveau de l’État.
Au centre de ses préoccupations : une réclamation que Bhadain chiffre à 1,6 milliard d’euros, soit, selon ses calculs, plus de Rs 100 milliards. Un montant considérable qui, s’il devait effectivement engager la responsabilité de Maurice, pourrait avoir de lourdes conséquences sur les finances publiques.
Roshi Bhadain affirme que plusieurs zones d’ombre entourent les circonstances ayant conduit à cette situation et estime qu’elles doivent être éclaircies sans délai. Compte tenu des sommes en jeu et de ce qu’il décrit comme les ramifications internationales du dossier, l’ancien ministre considère également qu’une éventuelle enquête ne devrait pas être confiée uniquement aux institutions mauriciennes.
Le leader du Reform Party plaide pour l’intervention d’un organisme étranger indépendant et cite notamment Scotland Yard, afin, dit-il, de garantir une enquête indépendante et approfondie.
Pour Bhadain, l’urgence est désormais double : comprendre comment Maurice aurait pu se retrouver exposé à une réclamation d’une telle ampleur et identifier d’éventuelles responsabilités avant que ce risque financier ne se matérialise.
La démarche de Roshi Bhadain auprès du Premier ministre Navin Ramgoolam vise ainsi, affirme-t-il, à provoquer une réaction rapide de l’État et à faire toute la lumière sur un dossier qui, si ses affirmations se confirmaient, pourrait constituer l’un des risques financiers les plus importants auxquels l’État mauricien ait été confronté.