La NHRC condamne les attaques visant la WPC Mary Jade Catherine

Publié le : 12 September 2026 à 07:57

La National Human Rights Commission (NHRC) réagit aux commentaires et attaques visant la Woman Police Constable (WPC) Mary Jade Catherine. Des propos qui portent notamment sur sa taille, sa corpulence, ses origines et son apparence physique.

Dans un communiqué, la Commission condamne fermement les humiliations, moqueries, insultes et attaques personnelles. Elle rappelle que la dignité humaine est inhérente à chaque personne et ne dépend ni de son apparence, ni de sa profession ou encore de sa situation sociale.

La NHRC rappelle également les dispositions de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, dont Maurice est partie prenante. L’article 5 consacre notamment le droit au respect de la dignité humaine et interdit les traitements dégradants, tandis que les articles 2 et 3 consacrent les principes de non-discrimination et d’égalité devant la loi.

Le Protocole de Maputo, relatif aux droits des femmes en Afrique, est également cité. Il reconnaît le droit de toute femme au respect de sa dignité et à la protection contre toutes les formes de violence, y compris la violence verbale.

La Commission nationale des droits humains juge particulièrement préoccupant que l’apparence physique d’une femme exerçant une fonction publique puisse devenir la cible d’attaques ou de commentaires humiliants. Elle fait toutefois la distinction entre la critique et l’attaque personnelle. Critiquer une personne ou l’exercice de ses fonctions peut relever de la liberté d’expression. En revanche, cette liberté ne doit pas servir de prétexte à l’humiliation, au harcèlement ou à la déshumanisation.

La Commission appelle ainsi les citoyens, les utilisateurs des réseaux sociaux et les médias à faire preuve de retenue, de responsabilité et de discernement. Elle encourage un débat public fondé sur les faits, les arguments et la critique constructive, plutôt que sur les attaques personnelles.

Enfin, la National Human Rights Commission réaffirme son engagement en faveur de l’égalité, du respect, de la tolérance et de la dignité de chaque être humain, en rappelant que « la dignité humaine n’est pas négociable ».