Suicide : « Colère, incompréhension, honte ou isolement peuvent accompagner le deuil ». Virginie Saramandiff plaide pour un accompagnement des proches
Après un suicide, il y a une vie qui s'arrête, mais aussi celles des proches qui basculent. Pour une mère, un père, un conjoint ou un enfant, la disparition brutale laisse souvent un immense vide, accompagné de questions parfois sans réponse : pourquoi ? Aurais-je pu voir les signes ? Aurais-je pu faire quelque chose ?
Derrière le drame commence alors un autre combat, celui du deuil et de la reconstruction. À travers le témoignage poignant d'une mère ayant perdu sa fille, mais aussi le regard d'un psychologue et d'une association d'accompagnement, nous nous intéressons aujourd'hui à la souffrance de ceux qui restent.
Lors de l'émission Leve Moris de Top FM ce vendredi, consacrée au thème « Suicide, zame enn solision », Lisette, qui a perdu sa fille par suicide, livre un témoignage poignant sur la douleur d'une disparition aussi brutale.
Colère, incompréhension, honte ou isolement peuvent accompagner le deuil après un suicide. La psychologue Virginie Saramandiff insiste sur l'importance du soutien.
Face à la culpabilité et au silence, l'écoute reste essentielle, souligne Sheila Cheekhoory, présidente de Befrienders, qui appelle à libérer la parole.
Après la perte, le chemin de la reconstruction peut être long. Pour ceux qui restent, pouvoir parler, être écouté et accompagné peut aider à traverser le deuil. Car derrière chaque suicide, il y a aussi des proches qui doivent continuer à vivre avec l'absence.