Maurice-Chine : commerce, investissements et infrastructures au cœur des nouvelles perspectives

Publié le : 16 September 2026 à 12:08

À l’occasion d’un atelier ministériel sur la gouvernance des bureaux de conseil présidentiel des pays en développement, organisé à Beijing, le ministre des Transports, Osman Mahomed, a mis l’accent sur l’avenir des relations entre Maurice et la Chine. Il a souligné le potentiel d’une coopération accrue dans les domaines des infrastructures, du transport, du commerce et des investissements, tout en insistant sur les besoins particuliers des petits États insulaires.

Après 54 ans de relations diplomatiques, Maurice et la Chine disposent d’une base solide pour approfondir leur partenariat. C’est dans cette perspective qu’Osman Mahomed a pris la parole à Beijing, ce mardi, en mettant en avant les possibilités de coopération susceptibles de répondre aux priorités de développement de Maurice.

Sur le plan économique, le ministre a surtout insisté sur le potentiel de l’accord de libre-échange entre Maurice et la Chine, ratifié en 2021. Maurice avait été le premier pays africain à conclure un tel accord avec Beijing.

Si les échanges commerciaux ont connu une évolution positive, Osman Mahomed estime que le potentiel de cet accord reste encore largement à exploiter. Pour Maurice, l’objectif est de développer davantage les débouchés commerciaux, de faciliter l’accès au marché chinois et d’attirer de nouvelles opportunités d’investissement.

Cette coopération pourrait également renforcer la position de Maurice comme passerelle entre l’Afrique et l’Asie.

Le ministre a par ailleurs mis en avant le rôle que la Chine pourrait jouer dans des projets destinés à renforcer la résilience des petits États insulaires en développement d’Afrique.

À travers le Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), la coopération Chine-Afrique offre, selon lui, un cadre permettant de développer de nouveaux partenariats Sud-Sud. Pour Maurice, cela peut concerner notamment les infrastructures, la connectivité et le transport.

Osman Mahomed a également plaidé pour un système commercial mondial plus ouvert et inclusif, tenant compte des contraintes des pays en développement et des petits États insulaires.