Disparitions de mineurs : 193 cas signalés au 8 septembre, 12 jeunes toujours recherchés… 75 % des cas concernent des filles
La disparition de mineurs demeure une préoccupation à Maurice. Depuis le début de l’année, la Brigade pour la protection de la famille a été appelée à traiter de nombreux dossiers à travers le pays. Selon les données disponibles, 75 % des cas rapportés concernent des filles.
Derrière ces disparitions ou fugues, les raisons peuvent être multiples : certaines jeunes filles rejoignent leur petit ami, ce qui finit parfois par donner lieu à des relations sexuelles impliquant des mineures. Les conflits familiaux figurent également, entre autres, parmi les facteurs évoqués.
Les officiers de la brigade mènent ainsi régulièrement des campagnes de sensibilisation dans les établissements scolaires, afin d’informer les jeunes sur les risques auxquels ils peuvent s’exposer en quittant leur domicile.
La police rappelle surtout qu’il n’est pas nécessaire d’attendre 24 heures pour signaler la disparition d’un mineur. Parents et proches sont invités à effectuer une déclaration sans délai, afin de permettre aux enquêteurs d’engager rapidement les recherches.
Les investigations portent notamment sur les fréquentations du jeune, ses amis, ses éventuelles relations sentimentales et les endroits qu’il a l’habitude de fréquenter. Les réseaux sociaux constituent également une source d’information susceptible d’aider les policiers à identifier des contacts et à orienter leurs recherches.
Au 8 septembre, la Brigade pour la protection de la famille avait ouvert 193 dossiers de disparition de mineurs. 181 jeunes ont été retrouvés sains et saufs, tandis que 12 étaient toujours portés disparus.
En 2025, 199 disparitions de mineurs avaient été signalées. Parmi ces cas, 149 concernaient des filles et 50 des garçons. Seuls neuf jeunes sont toujours portés disparus. Par ailleurs, 60 % des mineurs concernés étaient âgés de 12 à 16 ans.