Santé privée à Maurice : la Competition Commission ouvre sa première enquête de marché sur un secteur estimé à Rs 19 milliards par an
La santé privée à Maurice passe sous la loupe de la Competition Commission. Dans la dernière édition de son newsletter Competition News, l’institution annonce avoir lancé sa toute première enquête de marché, ou Market Inquiry, consacrée aux services de santé privés.
L’objectif est d’examiner en profondeur le fonctionnement de ce secteur, dont les dépenses annuelles sont estimées à environ Rs 19 milliards. La Commission veut notamment déterminer si certaines caractéristiques du marché peuvent limiter ou fausser la concurrence.
Plusieurs aspects seront étudiés : la concentration du marché, les rapports de force entre les différents acteurs, la transparence des prix, mais aussi les pratiques de référencement des patients.
Les relations commerciales entre les compagnies d’assurance et les prestataires de soins figurent également parmi les points qui seront examinés.
La Competition Commission souligne par ailleurs que le recours aux soins privés a augmenté au cours de la dernière décennie. Elle souhaite donc vérifier si les patients disposent d’informations suffisamment claires sur les tarifs et s’ils bénéficient d’un choix réel entre les différents prestataires.
À l’issue de cette enquête, l’institution pourrait formuler des recommandations de politique publique ou prendre d’autres mesures si elle identifie des problèmes de concurrence.
Le même newsletter révèle aussi que 133 plaintes et problèmes ont été enregistrés ou identifiés au cours de l’exercice financier 2025-2026, selon un bilan arrêté à juin dernier. Les supermarchés et la distribution arrivent en tête avec 29 cas, suivis notamment de la banque, de la finance et de l’assurance. Le secteur pharmaceutique et de la santé en compte neuf.
Cette enquête sur la santé privée marque ainsi une première pour la Competition Commission et pourrait permettre de mieux comprendre le fonctionnement d’un secteur qui pèse lourd dans le budget de nombreux ménages mauriciens.