Fausses promesses aux travailleurs migrants : jusqu’à Rs 300 000 déboursées
« On devrait arriver à plus de 60 000 travailleurs migrants à Maurice. » Un chiffre avancé par l’économiste Manisha Dookhony. À l’occasion de la 112e Journée mondiale du Migrant et du Réfugié, la Pastorale des Migrants du Diocèse de Port-Louis braque les projecteurs sur leur réalité.
Certains déboursent jusqu’à Rs 300 000 pour venir travailler à Maurice. Mais une fois sur place, les promesses ne seraient pas toujours tenues : dortoirs surpeuplés, mauvaises conditions de logement et retenues sur salaire.
Le syndicaliste Fayzal Ally Beegun dénonce certaines pratiques. Selon lui, des migrants déboursent en moyenne Rs 300 000 pour venir travailler à Maurice, avant de faire face à des promesses non tenues, des dortoirs surpeuplés et des retenues salariales.
Arrivé d’Inde il y a un an, Naresh travaille dans la comptabilité. Il cite la langue comme principal obstacle à son intégration et réclame davantage de protection pour les migrants, avec des lois renforcées et des sanctions plus sévères.
Pour le diacre Josian Labonté, aumônier de la Pastorale des Migrants, cette messe rappelle aux migrants que l’Église est là pour les accueillir et favoriser leur intégration. Il souligne toutefois des difficultés, notamment la barrière linguistique et certaines conditions de travail.
C’est dans ce contexte que la Messe des Migrants sera célébrée ce dimanche 27 septembre à 10 heures, à l’église Saint-François-d’Assise. Présidée par Mgr Jean Michaël Durhône, évêque de Port-Louis, elle aura pour thème « Même pour un seul de ces petits » et valorisera la contribution des communautés étrangères.