Carburants : hausse possible à Maurice, mais le pétrole pourrait baisser en 2027
Le prix des carburants est au centre des discussions ce lundi à Maurice. Le Petroleum Pricing Committee (PPC) se réunira pour se pencher sur les prix des carburants.
Une hausse d’environ 10 % est actuellement évoquée pour l’essence et le diesel. La décision finale devra toutefois être prise par le PPC.
Sur les marchés internationaux, la progression est particulièrement nette.
Fin juillet, le Brent se situait autour de 89 dollars le baril. Fin août, il était autour de 90 dollars. En septembre, le cours a franchi la barre des 100 dollars, atteignant environ 104 dollars le 26 septembre.
En prenant comme références environ 89 dollars fin juillet et 104,45 dollars le 26 septembre, le baril a donc gagné près de 15,5 dollars, soit une progression d’environ 17 % en deux mois.
Les données historiques de l’Energy Information Administration (EIA) montrent également une forte accélération des cours au cours de septembre, avec des niveaux dépassant les 100 dollars.
À Maurice, l’évolution a été différente.
En juillet, l’essence était à Rs 64,25 le litre, contre Rs 71,25 pour le diesel.
Le 15 août, l’essence est passée à Rs 70,65, soit Rs 6,40 de plus par litre, une hausse de 10 %. Le diesel est resté à Rs 71,25.
Ainsi, depuis juillet, le prix de l’essence à Maurice a augmenté de Rs 6,40, soit 10 %, alors que le diesel n’a pas bougé.
Et si le prix augmentait encore de 10 % ?
Si une nouvelle hausse de 10 % était appliquée intégralement, l’essence passerait théoriquement de Rs 70,65 à Rs 77,72 le litre.
Le diesel passerait de Rs 71,25 à Rs 78,38.
Une hausse aujourd’hui, une possible détente demain
Le paradoxe est que les perspectives internationales ne sont pas nécessairement orientées à la hausse sur le long terme.
Les prévisions de marché tablent sur une possible détente des cours en 2027 si les approvisionnements internationaux se normalisent.
Pour Maurice, cela signifie que la pression sur les prix peut rester forte à court terme, alors qu’une baisse des cours internationaux pourrait intervenir plus tard.
La décision du PPC cet après-midi sera donc particulièrement suivie : elle déterminera le prix payé prochainement à la pompe, alors que l’évolution du marché international pourrait, elle, être différente dans les prochains mois.