Affaire Dhiraj Ahuja : les poursuites rayées, l’homme d’affaires envisage désormais des actions en réparation

Publié le : 29 September 2026 à 11:58
Par La Redaction
L’affaire visant l’homme d’affaires indien Dhiraj Ahuja a connu son dénouement devant la Cour de district de Rose-Hill. Le 24 septembre 2026, la Cour a officiellement constaté que la procédure engagée contre lui avait été disposée, entraînant également la levée des prohibition orders qui pesaient sur lui. Selon son avocat, Me Samad Golamaully, le Directeur des poursuites publiques avait informé la Cour de sa décision de ne pas poursuivre l’affaire au pénal.
Le document de la Cour relatif au dossier, référencé sous le Cause No. 1258-26 et le FIR 1516/26 FCC, mentionnait une affaire de “Failing to pay for goods and services”. La décision judiciaire a ainsi mis fin aux restrictions qui découlaient de cette procédure, permettant notamment à M. Ahuja de quitter le territoire mauricien sans obstacle lié à cette affaire.
 
Une affaire née d’un différend autour de prestations publicitaires
L’enquête de la Financial Crimes Commission (FCC) avait été déclenchée à la suite d’une plainte émanant de la société de publicité Crayons Couleur Advertising Ltd.
 
Dhiraj Ahuja était impliqué dans l’organisation du Best of Bharat and Mauritius Expo, événement organisé au Swami Vivekananda International Convention Centre (SVICC). Des prestations de communication et de publicité avaient été commandées dans le cadre de cette manifestation.
Selon les informations publiées au moment de l’affaire, Crayons Couleur réclamait plus de Rs 1 million au titre de services qu’elle disait avoir fournis. C’est dans ce contexte qu’Ahuja avait été interpellé à l’aéroport et qu’une enquête de la FCC avait été ouverte.
M. Ahuja est par ailleurs identifié officiellement par GOPIO International comme “GOPIO International Coordinator for South Asia”. Dans un message consacré au Best of Bharat and Mauritius Expo, le président de GOPIO International, Dr Thomas Abraham, avait expressément félicité Dhiraj Ahuja et son équipe pour cette initiative visant à renforcer les échanges commerciaux entre l’Inde, Maurice et les pays de la diaspora indienne. GOPIO Chairman's Message for the boklet.
 
Ahuja a toujours contesté les accusations
Depuis le début de l’affaire, Dhiraj Ahuja a maintenu son innocence.
Dans une correspondance datée du 24 septembre 2026, son avocat affirme que l’enquête menée par la FCC n’a révélé aucun élément justifiant une poursuite pénale et que le DPP a, en conséquence, décidé de ne pas aller de l’avant avec une prosecution.
Ahuja soutient pour sa part que les allégations portées à son encontre par le prestataire de services étaient fausses, frivoles et malicieuses. Il estime que cette affaire lui a causé un préjudice important, tant sur le plan personnel que professionnel.
Des actions en justice désormais envisagées
 
À la suite du dénouement de l’affaire pénale, Dhiraj Ahuja a donné instruction à son avocat, Me Samad Golamaully, d’examiner et d’engager les procédures appropriées contre ceux qu’il considère responsables des préjudices subis.
Il entend notamment réclamer réparation pour l’atteinte portée, selon lui, à son image et à sa réputation d’entrepreneur, acquises à travers plusieurs décennies d’activités à Maurice et à l’international.
 
Des démarches sont également envisagées relativement au différend contractuel avec Crayons Couleur Advertising Ltd. Ahuja soutient que certaines dispositions contractuelles conclues en marge de l’organisation de la foire au SVICC n’auraient pas été respectées par le prestataire.
Ces éventuelles procédures seront distinctes de l’affaire pénale désormais close et devront, le cas échéant, être examinées séparément par les juridictions compétentes.
 
Pour Dhiraj Ahuja, la disparition des poursuites marque donc la fin d’un premier chapitre, mais pourrait ouvrir celui d’un contentieux civil destiné à obtenir réparation des préjudices qu’il affirme avoir subis.