Carburants plus chers – les PME sous pression : « On n’aura pas le choix que de revoir nos prix » ; une situation qui « débalance tout le système »
À la pompe, les automobilistes ont désormais deux nouveaux prix sous les yeux : Rs 77,70 le litre d’essence et Rs 78,35 celui du diesel. Une hausse de près de 10 %, entrée en vigueur mardi après la décision du Petroleum Pricing Committee (PPC).
Mais au-delà du plein qui coûte plus cher, c’est toute l’activité des petites et moyennes entreprises qui risque d’être affectée. Transport des employés, matières premières, conteneurs, livraisons… le carburant intervient à plusieurs étapes. Pour les PME, l’équation se complique : absorber ces dépenses supplémentaires ou les répercuter sur leurs prix, avec le risque, au bout de la chaîne, que le consommateur en fasse également les frais.
« On n’aura pas le choix que de revoir nos prix et notre façon de travailler », déplore Trinida Chetty, une entrepreneure. Pour elle, les PME devront s’adapter à cette nouvelle pression sur leurs coûts. Une situation qui, prévient-elle, s’annonce difficile.
Une inquiétude également partagée par Stephane Maurymoothoo, l’entrepreneur. Selon lui, cette hausse « débalance tout le système ». Il déplore, dans le même temps, ce qu’il considère comme un manque de soutien aux PME.
Pour Amar Deerpalsing, président de la Fédération des PME, cette hausse rend les opérations extrêmement compliquées. Les entreprises risquent désormais, selon lui, de perdre de l’argent en absorbant les coûts, ou des clients en augmentant leurs prix.
Une hausse qui met les PME sous pression, avec le risque que la facture finisse par être répercutée sur les consommateurs.