Recettes de l’État : hausse de 15,7% à Rs 197,2 milliards, portée par la TVA, les impôts et les droits d’accise
Les recettes de l’État progressent, mais les dépenses s’envolent, creusant davantage le déficit et la dette. Les comptes consolidés du gouvernement pour l’exercice 2024/2025 mettent en évidence un déséquilibre qui s’accentue : malgré la hausse des recettes, les dépenses progressent à un rythme nettement supérieur, entraînant un déficit plus important et une nouvelle poussée de l’endettement public.
Les recettes de l’État ont augmenté de 15,7% pour atteindre Rs 197,2 milliards, contre Rs 170,4 milliards un an plus tôt. Cette progression est principalement portée par les recettes fiscales, notamment la TVA, les impôts sur le revenu et les bénéfices ainsi que les droits d’accise.
En parallèle, les dépenses publiques ont bondi de 20,5%, atteignant Rs 273,2 milliards, contre Rs 226,7 milliards lors du précédent exercice. Cet écart entre recettes et dépenses a lourdement pesé sur les finances publiques, avec un déficit global qui s’est creusé, passant de Rs 56,2 milliards à Rs 76,1 milliards, soit 10,6% du PIB, contre 8,5% auparavant.
Pour combler ce déficit, l’État a davantage recours à l’emprunt, avec Rs 62,6 milliards de titres de dette émis sur le marché intérieur, auxquels s’ajoutent Rs 10,1 milliards de prêts extérieurs. L’encours de la dette publique passe ainsi de Rs 491,9 milliards à Rs 570,5 milliards, soit une hausse de 16% en un an. Rapporté au PIB, le ratio de dette grimpe de 74% à 79,6%.
Le coût de cette dette pèse également sur les finances publiques. Les intérêts versés au cours de l’exercice s’élèvent à Rs 19,1 milliards, soit 7% de l’ensemble des dépenses. En d’autres termes, pour chaque Rs 100 dépensées par le gouvernement, environ Rs 7 servent au paiement des intérêts de la dette.
Au terme de l’exercice 2024/2025, la valeur nette du gouvernement s’est ainsi dégradée de Rs 80 milliards, notamment en raison du déficit net d’exploitation et de l’augmentation des engagements publics.