Rapport de l’Ombudsman : 780 plaintes reçues en 2025, des lacunes relevées dans les collectivités locales et 22 propositions de réforme
Les plaintes adressées à l’Ombudsman ont augmenté de 24 % en 2025. Son rapport annuel fait état de 780 nouvelles plaintes, contre 628 en 2024. Au-delà des chiffres, le document relève des retards administratifs, des contrôles insuffisants et des difficultés à faire appliquer certaines décisions.
Au total, 474 nouveaux dossiers ont été ouverts. Parmi eux, 350 concernent les ministères et départements, 111 les collectivités locales et 13 l’Assemblée régionale de Rodrigues. Les autres plaintes et correspondances relevaient notamment de questions hors compétence ou prématurées.
En comptant les dossiers reportés de l’année précédente, 721 dossiers ont été soumis à investigation. Parmi les résultats enregistrés, 217 ont donné lieu à une correction. À la fin de décembre 2025, 202 dossiers restaient en cours, contre 247 un an auparavant.
Les collectivités locales occupent une place importante dans les constats de l’Ombudsman, Harry Ganoo. Il a soumis 22 propositions dans le cadre de leur réforme. Il recommande notamment des délais clairs pour traiter les plaintes, des inspections régulières après la délivrance des permis de construction et une meilleure protection de l’identité des personnes qui signalent des irrégularités.
Le rapport relève que certaines constructions peuvent être achevées avant même une première inspection. Il propose aussi de permettre aux habitants concernés de mieux faire entendre leurs objections aux demandes de permis.
À Rivière-du-Rempart, une enquête ministérielle a révélé des annulations de pénalités sans base légale et des décisions contraires à la loi. Le ministère a annoncé avoir transmis le dossier à la Financial Crimes Commission (FCC).
L’Ombudsman appelle enfin à mieux coordonner les interventions des autorités. Car plusieurs problèmes persistent malgré les démarches engagées.
Les recommandations présentées dans le rapport visent à rendre l’administration plus réactive et à mieux protéger la sécurité, la tranquillité et les droits des citoyens dans leurs démarches auprès des services publics du pays.