Sécurité maritime et économie bleue : un protocole d'entente signé par 27 parlementaires de la COI à Maurice

Publié le : 3 October 2026 à 14:34
Par Yeshoda Keenoo

La sécurité maritime n’est plus seulement une question de surveillance en mer. Pour les États insulaires de l’océan Indien, elle touche également à la souveraineté, à l’économie et à la protection des ressources. C’est dans cette perspective que 27 parlementaires et responsables des Assemblées nationales des États membres de la Commission de l’océan Indien (COI) se sont réunis à Maurice du 30 septembre au 2 octobre. Pendant trois jours, un séminaire interparlementaire a été consacré à la sécurité maritime comme levier de souveraineté et de développement de l’économie bleue.

L’objectif était de permettre aux parlementaires de mieux comprendre les enjeux liés à la sécurité maritime et de renforcer leur rôle dans le suivi des politiques publiques, des engagements régionaux et des lois adoptées dans ce domaine.

La présidente du Parlement mauricien, Shirin Aumeeruddy-Cziffra, souligne que les États de la région doivent unir leurs efforts pour mieux défendre leurs intérêts. Elle estime qu’aucun État ne peut, à lui seul, faire face à l’ensemble des enjeux liés à la sécurité maritime et à l’économie bleue.

La coopération entre les parlementaires et les institutions régionales a d’ailleurs été renforcée à l’issue de cette rencontre avec la signature d’un Protocole d’entente entre l’Association des Parlements des États membres de la COI.

Cet accord doit permettre des échanges plus réguliers et renforcer les capacités des parlementaires pour assurer le suivi des accords et engagements régionaux, notamment lorsqu’ils doivent être ratifiés ou intégrés dans les législations nationales.

Autre décision prise : l’AP-COI sera enregistrée aux Seychelles. Cette démarche doit lui donner une existence juridique officielle et assurer sa permanence. Les parlementaires ont également convenu de lancer, au premier trimestre 2027, l’appel à candidatures pour la deuxième cohorte du Parlement régional des jeunes de l’océan Indien.

Enfin, la rencontre à Maurice a également permis aux parlementaires de découvrir l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les travaux parlementaires, à travers une démonstration organisée à l’Assemblée nationale.