Dossier Chagos : l’option juridique envisagée par Navin Ramgoolam divise les avis
Et si Maurice devait finalement se tourner vers la justice pour faire avancer le dossier Chagos ? Le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, a évoqué cette possibilité si l’accord avec le Royaume-Uni n’est pas ratifié dans un délai raisonnable, après son entretien avec le conseiller britannique Jonathan Powell le 2 octobre dernier.
Mais cette option ne fait pas l’unanimité. Pour les avocats Assad Peeroo et Parvèz Dookhy, Maurice aurait déjà laissé passer certaines opportunités et une action juridique pourrait s’avérer longue et incertaine. Une analyse que ne partage pas l’observateur et citoyen engagé Nassim Taujoo, qui estime, lui, que Maurice ne peut pas rester les bras croisés.
Pour l’avocat Parvèz Dookhy, Maurice ne disposerait pas, selon lui, d’un recours juridique suffisamment solide pour défier le Royaume-Uni. Il rappelle également que la Cour internationale de Justice a rendu un avis consultatif sur le dossier en 2019, et non un jugement.
Assad Peeroo estime, pour sa part, qu’une action juridique pourrait prendre un temps indéfini, notamment au regard de la position du président américain Donald Trump sur le dossier. Il affirme toutefois souhaiter que l’accord puisse se concrétiser.
Du côté de Nassim Taujoo, il estime que Maurice ne peut pas simplement rester les bras croisés. Selon lui, une approche juridique pourrait être dans l’intérêt de Maurice et permettre, parallèlement aux négociations, d’envisager un meilleur accord.