Réforme électorale : les Nouveaux Démocrates proposent 42 élus au scrutin majoritaire et 20 sièges à la proportionnelle

Publié le : 29 October 2026 à 08:43Mis à jour il y a 1 heure
Par Dooshina Appigadu

Deux députés par circonscription, une dose de proportionnelle et un référendum national avant la première lecture du projet de loi au Parlement. Ce sont les principales propositions des Nouveaux Démocrates dans un document consacré à la réforme électorale, daté de janvier 2026.

Le parti préconise de ramener de trois à deux le nombre de députés élus dans chacune des vingt circonscriptions de l’île Maurice, tout en maintenant les deux sièges de Rodrigues. Au total, 42 parlementaires seraient ainsi élus au scrutin majoritaire. 20 autres sièges seraient attribués à la proportionnelle aux partis recueillant plus de 7 % des suffrages au niveau national. Cette formule porterait à 62 le nombre de sièges prévu par le dispositif.

Selon les Nouveaux Démocrates, ce système permettrait de réduire les écarts entre les voix obtenues et les sièges remportés, tout en préservant la stabilité politique et le lien entre les élus et leurs circonscriptions. Les listes de candidats à la proportionnelle seraient classées et publiées avant les élections.

Concernant le Best Loser System, le parti propose une intégration progressive de sa fonction de représentation au mécanisme proportionnel. Cinq des vingt sièges seraient attribués dans cet esprit, afin de préserver l’inclusion et la cohésion sociale.

Le document fixe également un objectif d’au moins 30 % de femmes à l’Assemblée nationale. Il encourage une meilleure représentation des jeunes à travers les choix des partis et les listes proportionnelles, sans préconiser de quotas obligatoires fondés sur l’âge.

Autre volet : le financement politique. Les Nouveaux Démocrates réclament davantage de transparence sur les dons et les dépenses, un encadrement de l’influence des financements privés et des entreprises, ainsi que des sanctions effectives.

Le parti souhaite aussi renforcer les pouvoirs et l’indépendance financière et opérationnelle du bureau du commissaire électoral et de l’Electoral Supervisory Commission, notamment pour contrôler le financement des campagnes et faire respecter les règles électorales.

Enfin, les Nouveaux Démocrates demandent que toute réforme électorale d’ensemble soit soumise à un référendum national avant la première lecture du texte au Parlement. Pour le parti, une modification des règles de représentation doit bénéficier d’un mandat populaire clair.