Traite des personnes : l’OIM renforce les capacités des professionnels à Maurice

Publié le : 23 October 2026 à 07:42Mis à jour il y a 36 minutes

Derrière la traite des personnes, des victimes parfois invisibles et des situations qui nécessitent une intervention rapide et coordonnée. Comment mieux identifier ces victimes, les orienter vers les services appropriés et leur garantir une protection adéquate ?

C’est dans cette optique que l’Organisation internationale pour les migrations, en collaboration avec le gouvernement mauricien, a organisé un atelier de formation de deux jours, les 22 et 23 octobre, au Caudan Arts Centre.

Cette initiative a réuni des représentants d’institutions publiques, d’organisations de la société civile et d’autres partenaires. Elle s’inscrit dans un projet financé par le Fonds de développement de l’OIM, visant à renforcer les quatre piliers de la lutte contre la traite des personnes : la prévention, la protection, les poursuites et les partenariats.

Deux modules étaient au programme. Le premier portait sur les concepts liés à la traite des personnes, la distinction avec le trafic illicite de migrants ainsi que le cadre légal mauricien.

Le second était consacré au mécanisme national d’orientation et de signalement, le National Referral and Reporting Mechanism, qui comprend sept étapes allant du signalement à l’identification, à la protection et à l’assistance aux victimes.

Cette formation répond aux lacunes relevées lors d’une évaluation menée dans le cadre du programme national de renforcement des capacités sur trois ans, placé sous la responsabilité du Prime Minister’s Office (PMO).

Selon cette évaluation, le niveau moyen de connaissance déclaré sur la traite des personnes était de 57%. Aucun répondant n’avait été formé au mécanisme national d’orientation et de signalement, tandis que 41% déclaraient n’en avoir jamais entendu parler.

L’évaluation a également mis en évidence des lacunes dans les procédures d’orientation, la coordination des dossiers et l’accompagnement des victimes.

Cet atelier pilote permettra d’améliorer les outils de formation grâce aux retours des participants. Dans une deuxième phase, des formateurs désignés transmettront ces connaissances au sein de leurs institutions afin de renforcer la coordination et l’application du mécanisme national.